vue sur la cité interdite de Pékin

Chroniques pékinoises : Pékin Autrement

Que faire à Pékin lorsqu’on a déjà plus que fait le tour des classiques cité interdite, grande muraille et autres ? Se balader, chiner – le verbe est approprié – sans but précis. Le mieux, se perdre dans les hutongs, ces étroites ruelles typiquement pékinoises où se côtoient parfois de petits restaurants de raviolis, des vendeurs de brochettes de mouton venus du Xinjiang et les derniers bars à la mode où l’on trouve toutes les marques de bières belges possibles et imaginables. J’ai également pu y déguster quelques vers à soie ou encore des reins de mouton. La vie grouille dans ces hutongs comme dans une fourmilière. J’aperçois une Chinoise d’un certain âge portant un t-shirt avec une inscription en français: « Et si la lingerie suffisait à nous habiller ? ». Les textes en langues étrangères sont à la mode ici, mais je ne suis pas certain qu’elle sache vraiment ce qu’elle porte.

Quelques vers à soie prêt à être dégustés

Petit détour par la magasin de l’amitié. Celui de Pékin à été fondé en 1964 et vendait uniquement aux étrangers, principalement des soviétiques ou des diplomates – voir à des diplomates soviétiques – des produits importés tels que du beurre de cacahuète, du caviar ou des barres chocolatées ou encore des produits de luxe chinois. Il  était évidemment uniquement possible de payer avec des Foreign Exchange Certificates (FEC), les étrangers n’étant pas autorisés à posséder des yuans. Désormais il est possible pour les Chinois de s’y rendre, mais le lieu ne présente plus grand intérêt.

Pour finir la journée, visite du parc Jingshan. Voisin du parc Beihai, la vue sur la cité interdite y est magnifique. C’est aussi ici que Chongzhen, dernier empereur de la dynastie Ming, se serait pendu, laissant cette note: « Faible et de petite vertu, j’ai offensé le Ciel. Les rebelles se sont emparés de ma capitale grâce à la trahison de mes ministres. Honteux de me présenter devant mes ancêtres, je meurs. J’ôte mon bonnet impérial, mes cheveux épars tombent sur mon visage: que les rebelles démembrent mon corps. Mais qu’ils ne fassent point de mal à mon peuple ! ».

Vue sur la cité interdite depuis le parc Jingshan

Le « youyi » 友谊 avait été créé 40 ans plus tôt à l’image soviétique, afin de distribuer à une élite étrangère ou des apparatchik, des petits volumes de biens rares et chers. Jusqu’à l’aube des années ’90, c’était le seul endroit en ville où trouver beurre, caviar, mais aussi poisson, fruits et légumes. On réglait ses emplettes dans une monnaie spéciale pour étrangers, qui alimentait un très vif marché noir et n’avait cours nulle part ailleurs, le « FEC ».  Le magasin était militairement gardé, moins pour protéger la sécurité des acheteurs, que pour interdire l’accès à ces produits de luxe, hormis aux ayants droit. – See more at: http://www.chinatradewinds.com/blog/posts/mort-du-magasin-de-l-amitie-la-fin-d-une-epoque#sthash.fiMiWFUN.dpuf
Le « youyi » 友谊 avait été créé 40 ans plus tôt à l’image soviétique, afin de distribuer à une élite étrangère ou des apparatchik, des petits volumes de biens rares et chers. Jusqu’à l’aube des années ’90, c’était le seul endroit en ville où trouver beurre, caviar, mais aussi poisson, fruits et légumes. On réglait ses emplettes dans une monnaie spéciale pour étrangers, qui alimentait un très vif marché noir et n’avait cours nulle part ailleurs, le « FEC ».  Le magasin était militairement gardé, moins pour protéger la sécurité des acheteurs, que pour interdire l’accès à ces produits de luxe, hormis aux ayants droit. – See more at: http://www.chinatradewinds.com/blog/posts/mort-du-magasin-de-l-amitie-la-fin-d-une-epoque#sthash.fiMiWFUN.dpuf
Et pourtant, cette fermeture était logique et inéluctable. Le « youyi » 友谊 avait été créé 40 ans plus tôt à l’image soviétique, afin de distribuer à une élite étrangère ou des apparatchik, des petits volumes de biens rares et chers. Jusqu’à l’aube des années ’90, c’était le seul endroit en ville où trouver beurre, caviar, mais aussi poisson, fruits et légumes. On réglait ses emplettes dans une monnaie spéciale pour étrangers, qui alimentait un très vif marché noir et n’avait cours nulle part ailleurs, le « FEC ».  Le magasin était militairement gardé, moins pour protéger la sécurité des acheteurs, que pour interdire l’accès à ces produits de luxe, hormis aux ayants droit. – See more at: http://www.chinatradewinds.com/blog/posts/mort-du-magasin-de-l-amitie-la-fin-d-une-epoque#sthash.oupL6Ags.dpuf
Et pourtant, cette fermeture était logique et inéluctable. Le « youyi » 友谊 avait été créé 40 ans plus tôt à l’image soviétique, afin de distribuer à une élite étrangère ou des apparatchik, des petits volumes de biens rares et chers. Jusqu’à l’aube des années ’90, c’était le seul endroit en ville où trouver beurre, caviar, mais aussi poisson, fruits et légumes. On réglait ses emplettes dans une monnaie spéciale pour étrangers, qui alimentait un très vif marché noir et n’avait cours nulle part ailleurs, le « FEC ».  Le magasin était militairement gardé, moins pour protéger la sécurité des acheteurs, que pour interdire l’accès à ces produits de luxe, hormis aux ayants droit. – See more at: http://www.chinatradewinds.com/blog/posts/mort-du-magasin-de-l-amitie-la-fin-d-une-epoque#sthash.oupL6Ags.dpuf
Et pourtant, cette fermeture était logique et inéluctable. Le « youyi » 友谊 avait été créé 40 ans plus tôt à l’image soviétique, afin de distribuer à une élite étrangère ou des apparatchik, des petits volumes de biens rares et chers. Jusqu’à l’aube des années ’90, c’était le seul endroit en ville où trouver beurre, caviar, mais aussi poisson, fruits et légumes. On réglait ses emplettes dans une monnaie spéciale pour étrangers, qui alimentait un très vif marché noir et n’avait cours nulle part ailleurs, le « FEC ».  Le magasin était militairement gardé, moins pour protéger la sécurité des acheteurs, que pour interdire l’accès à ces produits de luxe, hormis aux ayants droit. – See more at: http://www.chinatradewinds.com/blog/posts/mort-du-magasin-de-l-amitie-la-fin-d-une-epoque#sthash.oupL6Ags.dpuf
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Pour mon dernier jour à Pékin, avant de m’envoler pour le Myanmar, une idée me vient subitement en tête. Quelques semaines plus tôt j’ai regardé The World, un film de Jia Zhang Ke qui raconte l’histoire d’une danseuse dans un parc à thème composé de répliques des monuments célèbres du monde entier: le Taj Mahal y côtoie ainsi la Tour Eiffel ou encore la tour de Pise. Et justement ce parc se situe à Pékin. Aujourd’hui, direction The World ! Une sorte de château très disneyesque, qu’on dirait façonné en carton-pâte, trône à l’entrée. Le reste est du même acabit: on entre dans un univers parallèle de kitsch et d’absurde. Plusieurs couples de mariés prennent leurs photos de mariage devant la Tour Eiffel. Juste à côté se trouve un endroit où pour 5 yuans on peut se faire photographier dans un pigeonnier, avec des pigeons tout autour de nous. Tellement romantique. Certains monuments tels la Tour Eiffel, la pagode Schwedagon de Yangon ou encore les pyramides égyptiennes (où bien sûr on peut se faire photographier à dos de chameaux dans un costume ridicule et avec une fausse moustache) sont plutôt pas mal fait. Mais que dire concernant les autres… On ne peut s’empêcher de rire devant certains lieux, copiés si grossièrement qu’on se demande comment ils ont pu décider de les exposer. Mention spéciale pour Manhattan. La journée touche à sa fin, tout comme mon détour via la Chine. Prochaine étape, le Myanmar.

Parc d'attraction The World Beijing

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